23 janvier 2006

Les blogs et la politique font-ils bon ménage ?

c'est le thème de la soirée "Politique 2.0" organisée le 30 janvier prochain à L'Entrepôt à Paris... Le principe ? La soirée commence par la projection d'un film (The candidate de Robert Redford) avant de laisser la place au débat en présence de nombreux élus. Et pour poursuivre la discussion de façon moins formelle, un dîner-débat terminera la soirée. Les inscriptions sont ouvertes sur le site Politique 2.0

Recommandé par des Influenceurs.

3 Comments:

At 23:31, Blogger gilles said...

la place prévisible des blogs dans la campagne
avec 5 à 10 ans de retard sur les USA, la France comblera son retard avec seulement 2 ou 3 ans...
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La campagne débute sur les différents blogs de nos candidats potentiels. La lecture des nombreux commentaires que chacun peut découvrir sur leurs sites respectifs m’amène à penser qu’il serait sans doute judicieux de leur indiquer non pas un programme type mais à partir d’un programme théorique, pour qu’ils entrent enfin dans le cœur du sujet en présentant des propositions concrètes et qu’ils nous expliquent comment financer le changement ou mieux encore l’adaptation de notre Pays aux évolutions récentes du monde.



Nous vivons depuis près de trente ans une révolution technologique comme le monde n’en a pas connu depuis le XIX° siècle.



L’adaptation au changement est vécue par de nombreux français comme une menace qui justement remet en cause tout ce qui faisait jusqu’alors notre qualité de vie.



L’aveuglement de nos dirigeants et le manque de perspective de leurs programmes sont la cause immédiate du décrochage d’une part de plus en plus nombreuse de nos concitoyens.



Cette intelligence prospective n’est elle pas ce que le peuple peut exiger de ces élites ou au moins de ceux qui prétendent vouloir conduire les destinés du PAYS ??



Des erreurs lourdes de conséquences ont été commises au cours des 25 dernières années. Il ne sert à rien aujourd’hui d’imputer la faute à tel ou tel parti car les décisions prises en leur temps répondaient à une logique dépassée à ce jour.



Ce sont les effets pervers non identifiés à l’époque qui plombent aujourd’hui lourdement le budget de l’état et qui interdit toute démarches efficaces de nos dirigeants en postes.



Le corporatisme Français s’explique mais constitue un frein à l’adaptation aux réalités du monde actuel. Le retard de toute mesure d’adaptation sera lourd de conséquences pour le peuples et en particulier les plus jeunes de nos concitoyens.



Les premiers effets identifiés sont cette FRACTURE SOCIALE décrite depuis 10 ans. Constater des effets d’une maladie est insuffisant et n’a jamais amélioré l’état de santé d’un patient, il convient d’examiner les causes pour pouvoir diagnostiquer la maladie ou les maladies. C’est cette phase initiale qui distinguait il y a encore 50 ans les bons praticiens des « moins bons ».



La phase des soins s’imposait alors d’elle-même dès lors que les causes étaient identifiées.



C’est cette démarche que nous attendons avec beaucoup d’intérêt de la part de nos candidats et non seulement des partis qui les soutiennent.



Pour la première fois sans doute les candidats devront confronter leurs analyses en temps réel devant le peuple et des internautes en particulier.



Plus de 10 millions de PC sont déjà présents au sein des foyers Français, de la dernière place ou presque en Europe ; notre pays s’est hissé à l’avant-garde dans ce domaine.



Le précédent référendum a marqué une révolution avec l’irruption des blogs de certains citoyens internautes. Le poids relatif des avis exprimés a modifié l’avis de nombreux électeurs. La prochaine échéance marquera une accentuation de ce phénomène, court-circuitant les sondages, les avis toujours éclairés de nos commentateurs politiques.



Les citoyens s’empareront de ces technologies pour participer activement aux débats et ainsi faire pression directement sur la manière de forger l’avis des électeurs.



Nos candidats ne pourront longtemps sans se discréditer définitivement rester dans l’attentisme, les internautes les contraindront à se dévoiler pour mériter notre confiance qui sera acquise par nos votes.



Ce sera avant l’élection que le choix de chacun pourra être validé.Le candidat élu sera alors mandaté par le peuple pour la réalisation d’un programme sur le quel de multiples débats auront eu lieu.




Commentaires
la france reconnaitra sans dout bientôt la place des blogs


La planète blog

Les uns y exposent leur journal intime, d'autres y partagent leurs coups de coeur. Arts, loisirs, politique... les blogs sont les derniers salons où l'on cause. Des lieux d'échanges et d'infos qui bousculent les médias traditionnels. Voyage dans la blogosphère.


Coup de théâtre, le 24 novembre 2004 : Dan Rather, véritable icône de la chaîne américaine CBS, dont il présente le journal depuis vingt-quatre ans, annonce sa démission. La faute aux... blogueurs. Deux mois plus tôt, le journaliste avait lancé, dans 60 minutes, le magazine phare de CBS, des allégations « à l'authenticité non prouvée » sur le passé militaire de George W. Bush. Des accusations graves qui reposaient sur de faux documents, comme l'ont rapi- dement démontré des blogueurs adeptes du fact checking (vérification des faits en temps réel). Avant cela, lors de la campagne présidentielle américaine, les partis démocrate et républicain avaient, pour la première fois, accrédité des blogueurs lors de leurs conventions respectives, au même titre que les journalistes des médias traditionnels. Lors du tsunami dans l'océan Indien, c'est via les blogs que les photos et les vidéos amateur ont instantanément circulé dans le monde entier, et permis notamment d'accélérer la recherche des survivants... Aujourd'hui, selon les estimations, 10 à 12 millions de blogs sont consultables sur Internet, et le chiffre est en constante progression.

Personne n'avait pronostiqué pareil essor, et moins encore pareille influence. Les blogs sont apparus en 1999, avec la création des premiers logiciels adéquats. Au départ, on les définit simplement comme des journaux personnels en ligne qui s'enrichissent, grâce à l'interactivité, des réactions qu'ils suscitent. Des espèces de bouteilles jetées à la mer espérant trouver un écho, forcément aléatoire. Philippe Lejeune, professeur à l'université de Paris-Nord, spécialiste du récit autobiographique (1), porte un regard à la fois passionné et distancié sur le phénomène. Tenir un journal intime, selon lui, implique un mouvement de retrait et d'isolement pour faire le point, avant un retour dans la vie sociale : « On se tourne vers soi pour mieux aller vers les autres, et nouer ensuite une meilleure relation avec eux. Grâce à Internet, on peut faire ce retour immédiatement. »

S'exprimer en toute liberté, échanger sans délai son point de vue avec des dizaines, des centaines d'internautes : la formule était imparable. En six ans, le blog est passé de la confidentialité à l'universalité. Aujourd'hui, les spécialistes estiment que « tout est bloguable » et que « tout le monde blogue ou bloguera », sous pseudo ou à visage découvert. Du médecin urgentiste aux copains qui commentent leurs photos de vacances. Du type qui photographie, tous les matins, les draps froissés de son lit, à l'ado qui parle de ses amours (« Une petite Antigone »). Fou de jeux vidéo, Abdel Bounane, 23 ans, a créé « Génération PSP », puis, avec un copain juriste, Jean-Baptiste Soufron, il a lancé un blog sur la théorie du jeu (« Gamism ») : « Le blog, c'est vraiment l'idée de partager le fruit d'une réflexion ». Beaucoup sont spécialisés, d'autres sont multithématiques, transversaux. C'est le cas de l'excellent « Embruns », où Laurent Gloaguen aborde tous les sujets - du référendum européen au wagashi, qui n'est autre que la pâtisse- rie japonaise traditionnelle... - sur un ton très person- nel, mélange de sérieux et de provocation, agrémenté d'une pincée de mauvaise foi : « Alimenter la polémique, j'adore ça ». Son blog est extrêmement lu (quelque 5 000 visites par jour), très commenté. Et souvent recommandé par d'autres blogueurs. « C'est un signe de popularité qui ne trompe pas : un bon blog est recommandé par d'autres. Un peu comme si on jugeait le succès de Libération au nombre de fois où il est cité dans Le Monde », explique Cyril Fievet, blogueur (pointblog.com et nanoblog.com) et auteur de Blog Story (2).

Ludiques, narcissiques, ces journaux en ligne continuent de proliférer, et leur champ d'intervention ne cesse de s'élargir. Premiers à subir l'onde de choc : les médias. Jello Biafra, ex-leader du groupe hardcore Dead Kennedys, lançait un slogan en 1999, lors d'une manifestation altermondialiste : « Ne haïssez pas les médias, devenez les médias ! » L'idée a si bien fait son chemin que les journalistes ont perdu le monopole de l'information. L'apparition des « warblogs » l'a prouvé. Le plus célèbre est celui de Salam Pax, un jeune architecte irakien au chômage, qui a raconté en anglais, au jour le jour, l'arrivée des troupes américaines et les combats à Bagdad. Aujourd'hui, le quotidien britannique The Guardian lui ouvre régulièrement ses colonnes. Dans tous les pays où la censure est forte (Irak, Iran, Chine...), on observe l'apparition de nombreux blogs diffusant une information exclusive, souvent de qualité, et gratuite. Une contre-information qui aboutit ailleurs à un contrôle en continu et instantané sur les médias. « C'est un défi inédit, notamment pour la presse écrite, estime Loïc Le Meur, 32 ans, figure du blog francophone. D'une part, les journalistes n'étaient pas habitués à recevoir sans filtre la réaction du lecteur. D'autre part, tout le monde devient une source potentielle d'information. »

L'irruption du phénomène pourrait bien avoir des effets aussi importants dans le monde de l'entreprise. C'est surtout visible, pour l'instant, dans de grandes sociétés américaines (Microsoft, Disney, Dell...) où des salariés ont créé des blogs internes. Il y a dix jours, IBM invitait officiellement ses 130 000 collaborateurs à bloguer sur ses produits et sur ses technologies, l'objectif avoué étant de créer une nouvelle dynamique commerciale. Mais ne rêvons pas, ces mêmes salariés ne sont pas supposés remettre en cause les stratégies marketing de l'entreprise. Jusqu'où peut-on alors aller dans la critique ? Quelle est la frontière à respecter pour ne pas se faire virer ? Le débat est amorcé.

Mais le blog, c'est aussi la possibilité pour les consommateurs de prendre la parole, et d'échanger leurs observations. L'histoire de Kryptonite, une marque américaine d'antivol de vélo a fait le tour du monde. En septembre 2004, un blogueur de Seattle a tourné une petite vidéo prouvant que le super cadenas maison pouvait s'ouvrir à l'aide d'un simple stylo à bille ! L'information a été relayée aussitôt par des centaines de blogs et de forums, puis reprise par les médias. Bilan pour l'entreprise : une image écornée et un lourd préjudice financier... En France, les Laboratoires Vichy ont lancé un blog (« Journal de ma peau », par une certaine Claire) vantant un nouveau produit cosmétique. Des blogueurs ont immédiatement flairé le vrai-faux blog et dénoncé l'opération de pub déguisée. Quelques jours plus tard, la chef de produit a dû faire amende honorable et avouer que Claire n'existait pas... « En gros, dans la communication traditionnelle, résume Loïc Le Meur, on disait : "J'ai raison, écoutez-moi. Et si vous n'êtes pas d'accord, écrivez au service clientèle." Avec une chance que l'affaire finisse aux oubliettes. Maintenant, la communication via les blogs fonctionne de many to many [de plusieurs à plusieurs]. Et n'importe qui peut s'exprimer à armes égales. » Laurent Gloaguen résume laconiquement : « Certaines entreprises vont devoir apprendre la communication de crise. » Dans cette effervescence, les surprises ne manquent pas. Sur le terrain politique, notamment. « On voit débarquer de parfaits inconnus dans le débat, grâce à leurs blogs », dit Loïc Le Meur. Ainsi Etienne Chouard, un professeur de lycée marseillais, a-t-il été propulsé en quelques semaines porte-parole virtuel du « non » au Traité constitutionnel européen, grâce à son blog qui a reçu jusqu'à 25 000 visites par jour... Ce n'est qu'un début : d'ici la présidentielle de 2007, les blogs politiques devraient fleurir, ne serait-ce que pour toucher les jeunes, enclins à juger la communication politique plutôt ringarde.

Reste que pour faire mouche et durer, donc fidéliser les lecteurs potentiels, le contenu seul est décisif. « Contrairement aux apparences, c'est un travail considérable, affirme Pierre Assouline, journaliste et écrivain, auteur depuis octobre 2004 du blog « La république des livres ». Pour qu'un blog marche, il faut le tenir tout le temps. Au départ, on a décidé de publier un billet le lundi, et un autre le jeudi. Mais dès le premier jour, j'ai eu envie d'écrire dix notes. J'ai décidé de le tenir à flux tendu. »

La liberté d'expression, qui est au coeur même du phénomène, peut se révéler à double tranchant. Le dérapage est, ici, à portée de clic. Et le risque de confusion est bien réel : tout se ressemble, une fois lancé sur la Toile, la rumeur non fondée comme l'information vérifiée. De plus, on constate parfois une vraie agressivité dans les échanges. Pierre Assouline est encore étonné de la virulence des réactions que son blog a suscitées : « Pendant deux mois, j'ai reçu des flots d'insultes, y compris antisémites. Et puis, un jour, j'ai écrit : "Stop ! Je ne lirai plus vos commentaires. Y a des limites au masochisme." Des blogueurs ont alors commencé à me défendre. Puis ça s'est calmé. » Est-ce un simple jeu ? Une façon animée de débattre ? Ou le plaisir pur de « gueuler » que revendiquent ouvertement certains blogueurs ? « Le problème, c'est le moment du dérapage », estime Philippe Lejeune. D'où la présence, parfois, de modérateurs, chargés de surveiller le contenu des commentaires et d'éliminer ceux à caractère raciste ou injurieux. Ego surdimensionné (ça s'est vu assez souvent au cours de cette enquête...), sentiment de surpuissance, tendance à l'égotisme : « C'est un milieu très endogame qui se regarde le nombril », estime Chryde, créateur de « La Blogothèque », un blog musical. « Certains blogueurs manquent de recul, remarque Cyril Fievet, d'autant plus qu'il s'agit souvent d'une activité très "addictive". Vous postez un billet, puis vous revenez voir si quelqu'un y a répondu, et vous répondez à votre tour, etc. »

Personne ne doute que, passé l'effet de mode, le phénomène des blogs ait de l'avenir. Et le plus probable, c'est qu'il va se banaliser, tout en devenant « la colonne vertébrale de notre petite vie numérique ». Ce n'est pas une prédiction de Mme Soleil mais celle de blogueurs avertis...


Emmanuelle Skyvington


(1) Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur le journal intime, dont Un journal à soi, Histoire d'une pratique, coécrit avec Catherine Bogaert, éd. Textuel, 216 p., 52 €. Et aussi : Signes de vie, Le pacte autobiographique 2, éd. du Seuil, 273 p., 21 €.
(2) Coécrit avec Emily Turrettini, éd. Eyrolles, 306 p., 14,90 €.

Ecrit par : gilles | 24.01.2006

 
At 19:59, Blogger Vincent Jarousseau said...

Pour votre information, je vous informe de la création de mon blog, voici un peu plus d'un mois. je reçois désormais une soixantaine de visiteurs par jour, sachant que ce chiffre augmente.

A vous de vous faire une opinion et surtout, n'hésitez pas à me faire part de vos remarques et observations.

Vincent Jarousseau
Adjoint au Maire du 14ème chargé des affaires scolaires (PS)

http://vincent-jarousseau.blogspot.com

 
At 16:58, Blogger sabrina.b said...

OUI IL FONT UN BON MENAGE
COMME ça les deux rives reagissent aux evenements et aux prises de decisions qui concernent le pays .
c'est un autre moyen ineractif qui rapprochent d'avantage le citoyen des politiques.cela dit je vous invite à consulter mon blog personnelle:www.fissionblog.blogspot.com
je suis l'actualité et je rebondis a chaque fois que cela m'interesse.
a ce sujet j'aimerai que vous me laissiez un mot
je vous salue

 

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